Pose de faïence et mosaïque : salle de bain, crédence et décor
Un joint qui noircit dans l’angle de la douche, un carreau qui se décolle au-dessus de la baignoire, une tache d’humidité qui apparaît de l’autre côté du mur : sur une paroi, les défauts viennent rarement du carreau lui-même. Une pose de faïence durable repose sur un support plan et adapté à l’humidité de la pièce, une colle choisie pour ce support et des joints qui laissent le revêtement travailler.
La mosaïque obéit aux mêmes règles, avec une exigence de plus : ses petits éléments laissent voir la moindre irrégularité du mur.
Faïence ou mosaïque : quelles différences ?
La faïence est une céramique cuite à température modérée, poreuse sous son émail : elle est réservée aux murs, car elle résisterait mal au passage et aux chocs d’un sol. Elle se décline en carreaux de 10 × 10 cm à 30 × 90 cm et plus, lisses, en relief ou façon zellige.
La mosaïque est faite de petits éléments, en pâte de verre, en grès cérame ou en pierre, souvent vendus en plaques d’environ 30 × 30 cm montées sur une trame. Plus souple à poser sur une surface courbe ou en pente, elle convient aussi au sol d’une douche à l’italienne quand elle est en grès.

Les revêtements de sol et de mur, un par un
La faïence pour habiller les murs
La faïence protège les murs des pièces humides et des cuisines : l’émail ne laisse passer ni l’eau ni les graisses, et se nettoie d’un coup d’éponge. L’eau peut en revanche passer par les joints. Dans une douche, le mur reçoit donc d’abord un système d’étanchéité sous carrelage, un produit liquide armé d’une bande aux angles, qui protège le support si un joint vieillit.
Elle se pose de bas en haut, à partir d’une règle fixée horizontalement au-dessus de la première rangée : un sol ou un bord de baignoire est rarement parfaitement de niveau, et partir de là décalerait toute la paroi.


Faïence de salle de bain
La faïence protège les murs des pièces humides et des cuisines : l’émail ne laisse passer ni l’eau ni les graisses, et se nettoie d’un coup d’éponge. L’eau peut en revanche passer par les joints. Dans une douche, le mur reçoit donc d’abord un système d’étanchéité sous carrelage, un produit liquide armé d’une bande aux angles, qui protège le support si un joint vieillit.

Crédence en faïence dans la cuisine
Toute hauteur dans la douche, à mi-hauteur ailleurs : sur un support hydrofuge, avec une étanchéité sous carrelage dans les zones exposées aux projections.

Mosaïque décorative
En bandeau, en niche de douche ou sur un pan de mur entier : la mosaïque de verre se pose avec une colle blanche, qui ne se voit pas à travers les tesselles.

Préparer le support avant la pose
Le support dépend de la pièce. Dans une salle de bain, on pose sur une plaque de plâtre hydrofuge, reconnaissable à sa couleur verte, ou sur une plaque à base de ciment dans les douches. Un enduit plâtre doit être sain et recevoir un primaire. Une peinture brillante se ponce ou se décape, sinon la colle n’accroche pas.
Le mur doit être plan : une règle de 2 m posée contre lui ne doit laisser passer que quelques millimètres. Les creux se rebouchent avant la pose, jamais avec une surépaisseur de colle, qui sèche mal et se décolle.
Choisir les couleurs, les formats et les finitions
Le format change la pose autant que le rendu. Un grand carreau rectifié, aux bords coupés net, permet des joints de 2 mm et un mur presque continu, mais demande un support très plan. Les petits formats et les zelliges, aux bords irréguliers, masquent mieux les défauts et jouent sur les reflets.
Brillante, la faïence renvoie la lumière dans une petite salle de bain ; mate, elle marque moins les traces de calcaire. Pour une pièce cohérente, le mur se choisit avec le sol : un carrelage de sol dans la même gamme de teintes, ou une faïence en contraste net.

La mosaïque pour personnaliser un intérieur
La mosaïque se pose plaque par plaque, sur une colle étalée au peigne fin, puis se presse à la taloche pour que chaque tesselle soit bien noyée. Les plaques sont alignées sur les joints de la précédente, pour que la trame ne se voie plus.
Elle peut couvrir une paroi entière, habiller une niche ou souligner un pan de mur carrelé. Au sol d’une douche à l’italienne, ses petits éléments suivent la pente vers l’évacuation, là où un grand carreau devrait être découpé.

Joints de faïence : ciment, époxy ou silicone ?
Le joint ciment convient aux murs peu exposés : simple à poser, il reste légèrement poreux et peut noircir dans une douche. Le joint époxy, une résine, n’absorbe pas l’eau et résiste aux moisissures ; plus difficile à mettre en œuvre, il est conseillé dans les douches et avec la mosaïque de verre.
Dans les angles, autour de la baignoire et contre le plan de travail, on ne met pas de joint rigide : c’est un joint silicone sanitaire qui absorbe les petits mouvements entre deux supports. Un joint rigide à cet endroit se fissure en quelques mois et laisse passer l’eau.
Peut-on poser de la faïence sur un ancien carrelage ?
Oui, si l’ancien carrelage est sain : aucun carreau ne sonne creux ni ne bouge, et le mur ne présente pas de fissure. On le dégraisse, on applique un primaire d’accrochage, puis on colle la nouvelle faïence avec une colle adaptée aux supports lisses.
Cette solution ajoute une épaisseur d’environ 1 cm : il faut vérifier qu’elle reste compatible avec les prises électriques, les robinetteries et les encadrements de porte. Si plusieurs carreaux sonnent creux, mieux vaut tout déposer et repartir d’un support neuf.
